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LA CRAINTE. Les deux sortes de crainte que le chrétien peut éprouver (I)


par Henri VIAUD-MURAT,



PLAN

INTRODUCTION

I-DEFINITION ET LES SOURCES DE LA CRAINTE

1- La crainte de la chair et la crainte de l’esprit

 2-La crainte des hommes

II-LA CRAINTE DE SOURCE CHARNELLE DANS LA BIBLE

1-Le texte de Genèse 3

2-L’attitude de l’homme dans Jérémie 17


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INTRODUCTION


Nous allons voir ensemble ce que la Parole de Dieu dit sur la crainte, parce que la crainte peut être un boulet ou elle peut être quelque chose de très positif. Cela dépend de ce que nous craignons et qui nous craignons. J'ai relevé un certain nombre de passages dans la Parole qui nous enseignent sur la crainte et j'aimerais les étudier avec vous ce soir.



I-DEFINITION ET LES SOURCES DE LA CRAINTE

D'abord qu'est-ce que la crainte ? C'est la peur. Fondamentalement, c'est le désir d'éviter quelque chose de désagréable ou de dangereux, ou quelque chose de nuisible pour nous. C'est ça la crainte.



1- La crainte de la chair et la crainte de l’esprit

Il est important de savoir quelle est l'origine de cette crainte. Et selon l'origine de cette crainte, on peut voir si elle est bonne ou mauvaise. En nous il peut y avoir deux sources de crainte. La première est dans notre chair et la deuxième est dans notre esprit. La chair a des craintes et l'esprit a des craintes. Là, je parle de craintes de chrétiens, qui ont donc l'esprit régénéré par la nouvelle naissance. Je ne parle pas de craintes de païens de ce monde qui éprouvent une crainte unique, celle de la chair, puisque leur esprit n'est pas régénéré, une crainte entièrement dominée par le péché.

 

Nous, chrétiens, nous pouvons éprouver deux sortes de craintes : une qui vient de la chair et une qui vient de l'esprit. La crainte qui vient de la chair, elle, nous pousse à éviter à tout prix ce qui déplaît au moi. La crainte qui vient de l'esprit, nous pousse à éviter à tout prix de faire ce qui déplaît à Dieu.

 

Selon ces deux points de vue, la crainte est une bonne chose ou une mauvaise chose. La crainte charnelle est une très mauvaise chose, on verra un peu plus loin à quoi elle conduit, où elle mène, alors que la crainte qui est dans notre esprit régénéré, la crainte de Dieu, est une très bonne chose et elle nous pousse à grandir spirituellement. Bien souvent, tant que nos vies ne sont pas vraiment sanctifiées et que la chair n'a pas disparu dans ses manifestations, dans ses mauvais désirs, il y a un mélange entre ces deux craintes. Il y a notre chair qui met en avant certaines craintes et notre esprit qui lui aussi en met d'autres en avant. Il est très important de bien discerner les deux en nous. Quand nous éprouvons une crainte, est-ce qu'elle vient de la chair ou est-ce qu'elle vient de l'esprit ? Il y a des moments où cela est très clair, d'autres moments où nous nous laissons avoir, où nous sommes dominés par une crainte charnelle alors que c'est la crainte spirituelle qui devrait nous conduire. La crainte qui vient de la chair conduit à la crainte des hommes ; la crainte qui est éprouvée par notre esprit, c'est la crainte de Dieu.



 2-La crainte des hommes

La crainte des hommes vient de ce que la chair n'aime pas du tout être rejetée, incomprise, maltraitée. La chair a horreur de ça. La chair aime bien être reconnue, être flattée, être gâtée, mais elle craint le rejet, elle craint l'abandon, elle craint la solitude, elle craint la persécution, elle craint la souffrance et elle craint par-dessus tout la crucifixion. C'est tout cela que la chair craint et elle essaye de l'éviter à tout prix. Alors que notre esprit, lui, qui nous est donné par le Seigneur, est un esprit nouveau, un esprit qui est conçu par Dieu pour le craindre Lui. Cependant il y a aussi des progrès à faire dans la crainte de Dieu. Au début, il y a une crainte de Dieu qui est fondée sur la crainte d'une correction de Dieu. Car le Seigneur veut me faire aller plus loin. Il veut que je me comporte bien parce que je l'aime et que je veux lui obéir. C'est vrai qu'il faut craindre la correction de Dieu (il faut même aimer cette correction). Il faut la craindre au sens : Je vais essayer de l'éviter en me corrigeant moi-même avant que Lui ne le fasse. Mais ce n'est pas toujours possible car mon intelligence est souvent limitée et Dieu qui voit comme un bon père voit ses enfants, voit de haut ce que je suis en train de faire et il va me corriger. Je peux ainsi partir de la crainte de la correction et du châtiment pour motiver mes actions chrétiennes, mais le Seigneur veut me faire aller plus loin. Il veut que je me comporte bien non pas simplement par la crainte du châtiment, mais par amour pour Dieu, tout simplement parce que j'aime le Seigneur et que je veux lui obéir. C'est précisément cela la vraie crainte du Seigneur, c'est la crainte de lui déplaire, la crainte de marcher à côté de son plan. Quand on aime vraiment le Seigneur, on veut faire sa volonté et le Seigneur nous conduit par toutes sortes de corrections et de jugements à aimer sa volonté par-dessus tout, car Dieu nous a aimés le premier et il mérite qu'on l'aime de tout notre cœur. C'est d'ailleurs son premier commandement : « Aime Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée, de toutes tes forces. » Et quand nous avons cette qualité d'amour de Dieu dans le cœur pleinement manifestée, la vraie crainte spirituelle de Dieu est dans notre cœur et nous allons avancer. Nous avancerons vite parce que nous aurons soif de Dieu et des choses de Dieu. Vous voyez la différence entre ces deux craintes ?


 

II- LA CRAINTE DE SOURCE CHARNELLE DANS LA BIBLE

Nous allons voir maintenant dans la Bible des passages qui parlent de la crainte qui vient de la chair, comment en être débarrassé, puis de la crainte véritable du Seigneur, qui, elle, est spirituelle.

Je vous ai bien dit que la crainte charnelle est égoïste et qu'elle veut satisfaire le moi avec ses désirs et ses passions. Elle fuit tout ce qui est désagréable à la chair et elle recherche tout ce qui est agréable à la chair. Elle a pour contrepartie la convoitise. La crainte essaye d'éviter tout ce qui est désagréable et la convoitise essaye d'attirer tout ce qui est agréable à la chair. Les deux vont tout à fait ensemble, elles travaillent dans le même sens. D'un côté la convoitise veut tout ce qui est agréable à la chair et de l'autre côté, la crainte charnelle refuse tout ce qui est désagréable à la chair. Elles poussent dans un sens complémentaire. Donc, la crainte charnelle est stimulée par la convoitise. Il faut bien le comprendre.


 

1-      Le texte de Genèse 3

Dès le début, on le voit dans le livre de la Genèse, quand l'homme n'avait encore aucun péché dans son cœur, l'homme et la femme étaient sans péché, ils étaient parfaits, créés parfaits par Dieu, et quand le diable est venu tenter Eve, il l'a tentée en lui montrant le fruit défendu et en stimulant la convoitise d'Eve, la convoitise de posséder si elle n'obéissait plus au Seigneur. Dieu avait dit : « Tu ne mangeras pas de ce fruit, si tu en manges, tu mourras. » Puis le diable vient faire miroiter la beauté du fruit et il est écrit : « Et Eve vit que le fruit était beau à voir, bon à manger et bon pour ouvrir l'intelligence et donner la connaissance », parce que c'était l'arbre de la connaissance du bien et du mal. Trois éléments sont repris dans la première épître de Jean : la convoitise des yeux, la convoitise de la chair et l'orgueil de la vie. Et parce que ces trois choses sont entrées dans le cœur d'Eve, la crainte de Dieu a quitté son cœur, la crainte de la parole de Dieu qui avait dit : « le jour où tu en mangeras, tu mourras ».

Par conséquent, plus on se laisse imprégner par la crainte de la chair et de la convoitise de la chair, plus on va abandonner la crainte de Dieu. Ils avaient la crainte du Seigneur au départ mais parce qu'ils ont ouvert leur vie à la convoitise des yeux, à la convoitise de la chair et à l'orgueil de la vie, la crainte de Dieu a disparu et le péché est entré par la désobéissance. Avec le péché est entrée la crainte charnelle puisque dès que le péché a été consommé, la première réaction d'Adam et d'Eve a été qu'ils se sont cachés par crainte de Dieu, mais crainte dans le mauvais sens. Ce n'était plus la crainte au sens : Seigneur, je veux te faire plaisir et je désire ne pas te déplaire. Mais c'était la crainte du jugement de Dieu à cause du péché.

Vous voyez bien que la crainte est entrée au départ par le péché qui lui-même a été causé par la convoitise des yeux, la convoitise de la chair et l'orgueil de la vie. Ce sont toujours les mêmes portes ouvertes pour nous, pour le péché et pour la crainte charnelle. La convoitise des yeux, c'est tout ce qui est beau, la convoitise de la chair, c'est tout ce qui est bon et l'orgueil de la vie, c'est tout ce qui est « moi ». Alors quand tout cela entre dans notre cœur, le péché entre aussi et avec le péché, la crainte charnelle. Pour Satan, il en a été de même. Satan voyait Dieu face à face. Satan était aussi un pur esprit, il n'avait pas de corps charnel comme Adam et Eve, mais il voyait Dieu face à face tel que Dieu était. Il était dans l'intimité de Dieu et lui aussi au départ avait un cœur parfait, sans péché, mais quand la convoitise des yeux, la convoitise de la chair et l'orgueil de la vie sont entrés dans son cœur, il a péché avec pour résultat la crainte diabolique. Il s'en sert d'ailleurs depuis lors comme d'une arme épouvantable, puisque c'est une des deux armes principales de Satan : la crainte et la séduction (la tromperie, le mensonge). Mais pour lui, ce fut le même processus. Au lieu de garder son cœur pur comme il l'avait au départ, il a laissé la convoitise entrer, il a vu le trône de Dieu et il l'a convoité, il a vu la beauté de l'adoration céleste, et il a dit : « Tiens, ça m'irait bien ». Il a dit : « Moi, moi, moi ! » et à cause de cet orgueil, de cette pensée qui s'est centrée sur lui au lieu de rester tournée vers Dieu, cette convoitise est entrée, et avec la convoitise est entrée pour lui aussi la crainte, parce qu'il est bien écrit que les démons connaissent Dieu et connaissent le nom de Jésus. Ils croient et ils tremblent. Satan aussi. Il sait quel est son sort et il tremble au nom de Jésus-Christ. Cette crainte charnelle est donc toujours associée au péché, toujours. Ce désir de satisfaire la chair et ce désir d'éviter tout ce qui est désagréable à la chair, en particulier la croix, sont toujours associés au péché.



 2-L’attitude de l’homme dans Jérémie 17

Regardez dans Jérémie 17 ce que le prophète dit, à partir du verset 5 : « Ainsi parle l'Eternel : Maudit soit l'homme qui se confie dans l'homme. » On pourrait traduire aussi : « Maudit soit l'homme qui craint l'homme » puisque se confier dans l'homme, c'est craindre l'homme, enfin au sens : je vais tenir compte de son avis, je vais suivre ce qu'il me dit, je vais surtout éviter de lui déplaire. C'est ça, la crainte de l'homme. Mais en fait, c'est se confier dans quelque chose qui n'a aucun soutien solide et qui prend la chair pour son appui et qui détourne son cœur de l'Eternel. « Il est comme un misérable dans le désert, il ne voit point arriver le bonheur, il habite les lieux brûlés du désert, une terre salée et sans habitants. Béni soit l'homme qui se confie dans l'Eternel (C'est-à-dire qui craint l'Eternel. Voyez, se confier dans l'homme, c'est la crainte de l'homme ; se confier dans l'Eternel, c'est la crainte de l'Eternel dans le bon sens.) et dont l'Eternel est l'espérance. Il est comme un arbre planté près des eaux qui étend ses racines vers le courant. Il n'aperçoit point la chaleur quand elle vient, son feuillage reste vert et dans l'année de la sécheresse, il n'a point de crainte. » Donc, au milieu des difficultés, au milieu de la sécheresse, au milieu de toute cette chaleur causée par le manque d'eau, pas de pluie, rien, parce qu'il se confie en Dieu, il n'a pas de crainte. La crainte charnelle est associée au péché, associée à l'écoute des hommes et de leurs conseils impies. La crainte de Dieu est associée à la confiance et à la foi en Dieu. Quand la foi en Dieu est puissante et forte, l'assurance est grande et la crainte est bannie. La crainte s'en va. Quand la foi est forte, la crainte s'en va. On ne peut pas avoir à la fois dans le cœur la foi et la crainte, les deux ne vont pas ensemble. Donc, plus notre foi en Dieu augmente, plus je m'appuie sur Dieu, et la crainte s'en va. Les deux sont inversement proportionnelles puisque l'absence de foi en Dieu, l'incrédulité, augmente la crainte charnelle. Si nous ne pouvons pas nous confier en Dieu, en qui et en quoi allons-nous nous confier ? Nous serons constamment en train de craindre quelque chose, de craindre des personnes, de craindre des événements ou de craindre la mort ou la maladie. Toutes ces choses vont entrer par l'incrédulité : la crainte charnelle. Alors que la confiance en Dieu, la crainte du Seigneur, la confiance en Dieu va augmenter la foi.




LA SUITE DEMAIN ………………..QUE DIEU VOUS BENISSE   AMEN !!!!!!!!!!!!!!

Tag(s) : #ENSEIGNEMENT

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