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  ID002012DOCTEUR HENRI KPODAHI
ETUDE DU TEXTE DE MARC 2, 1-12 PARDON ET GUERISON  5ème PARTIE 

* Verset 5-10 : Au verset 5, Jésus apprécie leur détermination à aller jusqu’au bout comme un acte de foi. Jésus y apporte une réponse empreinte de compassion. La foi (πίστις), 5 fois en Marc contrairement au verbe πιστευειν qui y est fréquent. La « foi » est toujours associée aux miracles, soit chez les bénéficiaires de ceux-ci, soit comme l’attitude des thaumaturges potentiels que sont les disciples (4,40 ; 11, 22)[1]. La totale confiance des porteurs et du paralytique frappent Jésus. Il s’adresse à l’infirme qui pourrait être un enfant (τέκνον) et fait inattendu, il lui annonce que ses péchés lui sont pardonnés[2] (άφίενταί v. 5 et 9 - forme passive) et implique par périphrase, l’action de Dieu[3] (άφιέναι, pardonner) dont l’effet est supposé réalisé quand Jésus parle[4]. Donc, la formule ici au passif attribue à Dieu la remise des péchés (v.5b). Elle est bien différente de la formule du v.10 qui attribue ce pouvoir à Jésus sur terre. Le pouvoir de remettre les péchés ne peut appartenir qu’à celui qu’ils offensent, Dieu, mais un homme peut très bien déclarer au nom de Dieu  qu’il a pardonné  les

Ceci est un Extrait du Livre Etudes Exégétiques et Théologiques, La Guérison et Exorcismes dans le Nouveau Testament Evangiles de Marc et Jean du Docteur Pasteur Henri Kpodahi, pour en connaître la suite et la fin achetez le livre en contactant pasteurhenri7@hotmail.fr

déclarer au nom de Dieu  qu’il a pardonné  les péchés     (Nathan et David, le grand prêtre). Pour Simon Legasse[1], le pardon formulé par Jésus s’inscrit d’une part dans une logique de foi. Il est accordé sur la base de la foi du paralytique. D’autre part, dans l’esprit du temps et spécialement en milieu juif, il existe une idée profondément enracinée de l’unité anthropologique qui fait qu’on ne dissocie guère le mal physique du péché et que le premier est considéré comme le châtiment du second[2].  De lors, on associe la guérison au pardon obtenu. Bref, il y’a un lien entre la foi, le pardon et la guérison.

 

- Versets 6-9. En 6-7, Jésus pardonne au paralytique ses offenses, alors qu’il s’agit selon les théologiens juifs, d’un acte exclusivement réservé à Dieu. On trouve une opposition à l’égard de Jésus. Les personnes pieuses présentes interprètent les paroles de Jésus d’une façon défavorable. L’Évangéliste fait apparaître des opposants qui constituent un deuxième obstacle à la guérison du malade : les Scribes (γραμματεως, experts en matière légale)[3]. Ils sont présents dans la maison. Face à la parole de pardon prononcée par Jésus, leur réaction ne se fait pas attendre. Elle est intérieure, « dans leur cœur » naît une opposition (διαλογιζόμενοι, tenant des réflexions ; διαλογιζονται, raisonnements ou discussions condamnables)[4] : une question indignée, une accusation de blasphème (sa racine a le sens de outrager)[5] et la raison de cette imputation. Dans ce récit, selon les Scribes qui se disent  garants des Écritures sacrées, Jésus  usurpe une fonction et un pouvoir qui n’appartiennent qu’à Dieu. Ils ont mal interprété la parole de Jésus qui ne s’est pas arrogé ce pouvoir  au v. 5b. Le verset 7

 

[1] Ibid.

[2] Cf. E. Sjöberg, Gott und die Sünder im palästinischen Judentum, 1938, Berlin: Stuttgart u., pp.30-37 et pp. 169-175. Voir aussi la Prière de Nabonide (4QOr Nab: texte et bibliographie dans J. Carmignac, E. Cothenet, H. Lignée, Les Textes de Qumrân traduits et annotés, T. II, 1963, Paris : AutB, pp.289-294).  Dans l’AT, le Psaume 103, 3 nous montre que le pardon et la guérison vont de pair. Le malade se relevait de sa maladie après le pardon de Dieu.

[3] L’office des scribes  consistait à interpréter  la Torah, à former des disciples capables de leur succéder et à rendre justice. Ils sont avec les Pharisiens, les adversaires de Jésus. Dans Marc, les scribes sont les adversaires les plus hostiles et les plus redoutables qui projetteront la mort de Jésus.

[4] On retrouve ce terme 7fois dans Marc 6, 8 ; 9, 31 ; 8, 16. 17 ; 9, 33 ; 7, 21).

[5] Cf. R. E. Brown, The Death of the Messiah, T. I, 1994, Londres: AB. RL, pp.522-523. L’objet d’un blasphème est soit Dieu lui –même ou un être humain particulièrement digne de respect.

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MUSIQUE
ARTISTE: RON KENOLY, CE CLIP PASSERA SUR TROIS JOURS                            
 CHANT..ANOINTING FALL ON ME  
      
                                       
                                                                                         
SOYEZ TOUJOURS JOYEUX,PRIEZ SANS CESSE..1THESSALONICIENS 5, 16-17
Rédaction :Docteur Pasteur Henri KPODAHI.
Tag(s) : #ENSEIGNEMENT
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