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CHAPITRE II – LE SAINT-ESPRIT,  LES DONS SPIRITUELS ET LES MINISTERES ECCLESIAUX

 

II. 1- LES CHARISMES ET LES MINISTERES

ENSEIGNEMENT 1- Désirez avec zèle les dons les meilleurs

par Gaston Ramseyer

 

Cette exhortation revient trois fois dans la première épître aux Corinthiens (12:3l, 14:l, 14:12). Or, l’étymologie de ce verbe est des plus intéressantes. Il s’agit en grec du verbe "zeloô", et nul n’est besoin d’être très instruit ou perspicace pour reconnaître dans cette racine notre mot "zèle". De plus, comme Paul emploie ce verbe à l’impératif pour mieux stimuler les Corinthiens, nous pouvons ainsi traduire littéralement ces trois exhortations: "Ayez un zèle ardent pour rechercher les dons les meilleurs."

Or, comment les choses se passent-elles dans la pratique?

La marche stoppée

Cette recherche ardente se limite souvent au baptême dans le Saint-Esprit, et conséquemment au parler en langues. Beaucoup ont passé des heures entières dans la prière personnelle ou communautaire et sont allés maintes fois à l’imposition des mains jusqu’à ce qu’ils parlent les "langues des hommes et des anges". À la rigueur, ce désir ardent s’est aussi poursuivi jusqu’à ce que le don de prophétie ou d’interprétation des langues soit effectivement exercé pour l’utilité commune. Puis, comme si le sommet avait été atteint, l’exhortation de Paul n’a plus été prise au sérieux!

 

Une erreur à éviter

Paul exhorte pourtant les croyants à rechercher tous les dons spirituels.

Certes, il faut reconnaître que l’exercice des trois dons vocaux peut paraître de nature à contenter le chrétien qui désirait à tout prix le baptême dans le Saint-Esprit. Le parler en langues, la prophétie et l’interprétation portent le sceau du surnaturel et en imposent à l’auditeur qui n’a pas encore reçu ces dons-là! Alors, à quoi bon rechercher les autres dons avec la même persévérance puisque le parler en langues a été donné comme pour "couronner" cette recherche?

Ceci nous explique pourquoi il y a dans les cercles de prière charismatiques si peu de dons de révélation (sagesse, connaissance, discernement des esprits) et de dons de puissance (guérisons, miracles, don de la foi). C’est comme si les chrétiens n’avaient appliqué l’exhortation de Paul de désirer ardemment les dons les meilleurs que pour recevoir les trois dons vocaux.

 

Quelques conseils

Vu les besoins de l’œuvre de Dieu, il est évident que dans tout groupe charismatique, il faut désirer que le plus grand nombre, voire tous les dons y soient exercés, Dieu les distribuant comme il veut, mais aussi en fonction des aspirations de chacun. Pour que ce vœu devienne réalité, voici quelques recommandations:

1. Déployer la même ardeur à désirer les dons les meilleurs que celle qui fut déployée par l’enfant de Dieu pour recevoir le parler en langues.

2. Être prêt, s’il le faut, à passer plusieurs heures dans la prière personnelle et communautaire en désirant ardemment les dons de révélation et de puissance qui font souvent défaut ou ne se manifestent que trop rarement au sein des cellules de prière. L’exemple de Jacob est ici significatif. S’adressant à Dieu, il dit: "Je ne te laisserai point aller, que tu ne m’aies béni" (Gen. 32:26).

3. À l’instar de Timothée, il faut demander l’imposition des mains pour recevoir des dons nouveaux ou pour ranimer ceux qui ont été "mis en veilleuse" (2 Tim. 1:6).

4. Être décidé à mettre immédiatement en pratique les dons que le Seigneur nous aura ainsi accordés, en acceptant par avance les situations dans lesquelles Il nous conduira pour que nous les exercions avec foi et autorité.

Ainsi seront pris au sérieux les trois impératifs du verbe "zeloô" que Segond a traduit, trop mollement à mon sens, par "aspirez aux dons les meilleurs". Le royaume des cieux est forcé et ce sont les violents qui s’en emparent, disait déjà Jésus (Mat. 11:12). En disant "désirez avec zèle les dons les meilleurs", Paul applique cette pensée du Seigneur au domaine de l’Esprit.

Or, les dons étant complémentaires, il faut donc les rechercher tous avec zèle et ardeur, en sachant que la répartition qu’en fera le Seigneur est toujours sainte et juste "et que ce soit pour l’édification de l’Église que vous cherchiez à en posséder abondamment" (1 Cor. 14:12).

 

ENSEIGNEMENT 2- Des charismes et des ministères

par René Jacob

 

Des charismes

Dans notre groupe de prière, avec la venue du Saint-Esprit, des charismes vont surgir, plus ou moins spectaculaires, plus ou moins abondants.

Qu’est-ce qu’un charisme? C’est un don particulier que Dieu fait à celui-ci ou à celui-là (par opposition à la grâce, qui est la vie même de Dieu donnée à tous), c’est une manifestation du Saint-Esprit (1 Cor. 12:7). Une manifestation, ça se voit! Il n’y a donc pas lieu de se casser la tête pour essayer de trouver des charismes: si on ne les voit pas, c’est qu’il n’y en a pas!… Puisque c’est un don de Dieu, il n’y a qu’un moyen d’avoir des charismes: prier, jeûner, vérifier les bases indispensables et attendre l’heure de Dieu!

La Bible nous donne quelques listes de charismes, par exemple: 1 Cor. 12; Rom. 12; Eph. 4. Mais la Bible ne prétend pas donner la liste complète de tous les charismes. Nous en verrons toujours de nouveaux surgir de-ci de-là, plus ou moins déroutants, toujours à la mesure de l’inattendu de Dieu. Ne refusons pas trop vite, car un vrai charisme est une bénédiction de Dieu! Sachons attendre pour voir les fruits (Actes 5:34), et discernons avec sagesse. Mais ne cessons pas de demander au Seigneur les charismes (1 Cor. 14:1:Actes 4:30; 2 Cor. 12:12) si utiles pour nous équiper pour le service.

 

Des charismes aux ministères.

Quand le charisme revient souvent chez la même personne, on parlera peu à peu de ministères, c’est-à-dire de services. Car les dons reçus sont au service de la communauté: "Que chacun, selon le charisme qu’il a reçu, se mette au ministère (service) de la communauté." (1 Pierre 4:10.)

En cela, nous suivons le Christ, qui est venu pour servir. Le centre du ministère de Jésus a été sa mort sur la croix; il est venu "pour servir et donner sa vie" (Marc 10:45). Pour nous de même, l’appel au ministère est d’abord un appe4l à donner notre vie pour nos frères, à mourir pour eux… et par eux! Si nous ne sommes pas prêts à mourir, mieux vaut renoncer à tout ministère.

Ce ministère, nous sommes appelés à le vivre sous des formes très variées que l’on appelle les ministères. Mais il faut toujours se rappeler que n’importe quel ministère est un service: on ne peut donc ni le revendiquer ni s’y accrocher, il dépend de la communauté, pour le temps qu’elle voudra.

 

Les 3 ministères principaux.

Dans le groupe de prière, trois ministères principaux doivent se mettre en place: le berger, le prophète, le docteur (1 Cor. 12:28)

Le berger. On ne le choisira ni sur sa mine, ni sur son rang social, ni sur son instruction (Actes 4:13), ni sur la base d’une soi-disant prophétie mal discernée. On choisira un homme ou une femme humble, qui a reçu du Seigneur un minimum de discernement, dont la foi est solide, et qui est capable de travailler à l’unité du groupe. L’âge n’a pas d’importance (1 Tim. 4:12), mais on ne choisira pas, généralement, un jeune converti (1 Tim. 3:6). La communauté demandera au Seigneur de fortifier et de développer ces charismes (1 Tim. 4:14) qui étaient déjà les charismes de Pierre (Luc 22:32; Jean 21:15).

Il est bien évident que le berger doit rester humble et petit! Il demandera souvent la prière de ses frères et, à la suite de Jésus, il restera à la dernière place. Il ne doit évidemment jamais "s’accrocher" à sa place. Pour éviter cela, nous avons pris l’habitude, dans nos groupes, de remettre le ministère de berger à la communauté chaque année, au mois de septembre. Après avoir prié et jeûné, la communauté désigne à nouveau le berger, soit le même, soit un autre. Ce ministère nous apparaît ainsi mieux vécu et plus solide.

Le prophète. C’est le deuxième ministère par ordre d’importance! Si un vrai ministère de prophète est en place, alors Dieu peut venir parler à sa communauté. Mais comment "fabriquer" un prophète? Il n’y a pas de recette! Et malheur à celui qui se prendrait pour un prophète alors qu’il ne l’est pas (Jér. 23:16; Ezéch. 13:1)! Le prophète et la prophétie sont des cadeaux du Seigneur. Il faut prier et jeûner jusqu’à ce que Dieu donne. Et Dieu donnera, en son temps.

Le docteur. Le berger peut très bien n’avoir fait aucune étude (Actes 4:13). Le docteur sera celui ou celle qui aura le charisme de la connaissance biblique, qui pourra bien sûr faire quelques études, mais qui aura surtout le charisme de faire comprendre l’Écriture et d’attirer l’attention du berger et de la communauté sur tel ou tel passage. Son rôle sera très important pour aider au discernement, mais il restera à sa place, la troisième! Si le docteur passe avant le prophète, le berger risque d’écouter le docteur d’abord, et c’est "la tête" qui dirigera la communauté. Par contre, s’il y a un prophète et pas de docteur, on risque de prendre pour parole de Dieu n’importe quelle fausse prophétie, parce qu’on manquera d’éléments de discernement! C’est le Seigneur qui doit diriger la communauté: il parle par ses prophètes, ceux-ci sont discernés par le berger, qui s’appuie lui-même sur la boussole biblique (le docteur).

Quand ces trois ministères principaux sont bien en place, la communauté ressemble à un bateau: le capitaine est à la barre (le berger), la vigie est en haut du mât (le prophète), et le navigateur est penché sur ses cartes (le docteur avec la Bible). Quand la vigie pense que Dieu parle ou "voit" quelque chose, elle donne son message; le navigateur vérifie sur la carte, et transmet son avis au berger; celui-ci, assisté dans son discernement par beaucoup d’autres éléments, prendra la décision qui s’impose pour la marche de la communauté.

 

Importance du discernement.

Le discernement est capital pour garder le cap et arriver à bon port à travers tous les récifs qui parsèment la route. Il y a 7 éléments qui permettent de discerner si une prophétie vient de Dieu ou non (les critères peuvent être utilisés dans d’autres occasions, quand on cherche la volonté du Seigneur):

• 1. Si une prophétie annonce l’avenir, c’est quand elle se réalise que l’on voit qu’elle vient de Dieu (Deut. 18:21). Il n’y a donc pas lieu d’en discuter, encore moins de s’affoler. On met cette prophétie dans un dossier, et l’on attend!

• 2. La prophétie doit être en accord avec toute la Bible et toute la foi chrétienne. C’est du bon sens. Puisqu’il n’y a qu’un seul et unique Dieu, il parlera de la même façon par la bouche du prophète ou par la Bible. Il faut donc vérifier si la prophétie ne va à l’encontre d’aucune donnée fondamentale de la révélation (le rôle du "docteur" sera ici primordial).

• 3. Le discernement de la communauté (1 Cor. 14:29).

Le discernement communautaire est une boussole qui se met en route dès que la communauté est réunie. Si quelque chose n’est pas de Dieu, un malaise traverse la communauté, un peu comme si l’aiguille de la boussole s’affolait brusquement. Cela se passe au niveau de l’intuition profonde; on ne saura pas toujours le formuler, et ce n’est pas nécessaire. C’est un clignotant qui s’allume et qui crie: danger.

• 4. Le discernement de ceux qui ont reçu le charisme de discernement (1Cor. 12:10). Ce ne sont pas forcément d’unes gens "bien", des psychologues ou des sages. Cela peut même être un handicapé mental! Mais quand on demande à cette personne son avis pour savoir si telle ou telle chose est de Dieu, elle dit oui ou non avec une attitude sereine, parfois même contre l’avis général, mais avec une exactitude toujours vérifiée. Il s’agit bien d’un don, d’un charisme. L’avis de ces gens-là est très précieux, qu’ils aient10 ans ou 80!

• 5. Le discernement du responsable (1 Cor. 12:28). Le prophète doit être soumis au discernement du responsable. On priera souvent pour que le Seigneur donne un bon discernement au berger. Ce discernement est, pour le berger, la boussole que le Seigneur a mise en lui par le Saint-Esprit. Cette boussole réagira avec d’autant plus de justesse, que le berger reste petit, branché sur le Seigneur, libre de toute pression, et prêt à reconnaître qu’il ne sait pas.

• 6. Les fruits de l’Esprit (Gal. 5:22 et Héb. 12:11). Si Dieu parle ou agit, il apporte toujours: amour, paix, joie, etc. Toutefois, on ne peut s’appuyer sur Gal. 5:22 pour écarter les prophéties qui nous bousculent sous prétexte qu’elles n’apportent pas la paix! Car Héb. 12:11 nous dit que la correction, sur le moment, ne procure pas la joie, mais la tristesse; cependant, si l’on accepte la correction, alors dans un deuxième temps on trouve la joie et la paix. Retenons donc bien les 2 textes: Gal. 5:22 et Héb. 12:11.

• 7. La vie du prophète (Mat. 7:17). Il est vrai qu’un bon arbre donne de bons fruits. Si le prophète est humble, si sa vie est droite, s’il ne cherche pas à avoir raison, on est tenté de le croire; par contre, si un orgueilleux ou un pécheur manifeste vient nous apporter un message de la part de Dieu, on sera méfiant. Et c’est vrai que Dieu bénit le juste (Jean 5:16).

Chacun de ces 7 critères, pris séparément, n’est nullement infaillible, car nous sommes tous faibles et pécheurs. C’est l’addition de plusieurs de ces critères qui permet d’asseoir un discernement solide. Le berger se méfiera toujours de son seul et unique discernement personnel; il vérifiera souvent son discernement en faisant appel aux autres éléments cités ci-dessus.

 

Autorité et soumission.

Le Seigneur a voulu des ministères d’autorité dans son Église (Tim. 1:5; 1 Cor. 12:28), et l’expérience nous enseigne qu’il ne peut y avoir de charismes forts que s’il y a une autorité équilibrée et ferme. Qui dit autorité, dit soumission. Le Seigneur veut que nous soyons soumis, parce que lui a été soumis (Héb. 5:9). La voie royale de l’obéissance est en fait la voie royale de la croix, celle par laquelle le monde est sauvé (Rom. 5:19). Trop souvent, on fait appel à Actes 4:19: "il vaut mieux obéir à Dieu, plutôt qu’aux hommes", pour justifier nos désobéissances. Alors que c’est par l’obéissance que nous devenons des adultes et des saints. Il nous faut découvrir que, la plupart du temps, notre obéissance à Dieu passe par l’obéissance à des hommes. C’est même précisément cela, l’Église.

Dès lors, nous n’avons pas à craindre que l’autorité se trompe car, en obéissant, nous nous remettons à Dieu, qui est assez puissant pour changer les décisions de l’autorité, ou pour retourner un ordre injuste à sa propre gloire. Il y a, dans cette notion de l’obéissance, la clef de la sainteté, la clef de l’unité de chacune de nos communautés et de toute l’Église, et donc la clef de l’évangélisation.

Par contre, si nous exerçons un ministère d’autorité, nous nous rappellerons que nous ne pouvons pas exercer l’autorité comme dans le monde (Marc 10:42-43), que toute autorité chrétienne ne peut être que service, que notre modèle sera toujours le bon pasteur donnant sa vie pour ses brebis (Ezéchiel. 34l n; Jean 10; 1 Pierre 5:14). Concrètement, le berger commencera par beaucoup prier; il saura écouter chacun de la même manière, il cherchera l’échange et le partage, et il ne prendra la décision qui s’impose (dans les seuls domaines où il a autorité bien sûr) qu’avec sagesse et discernement. Humblement, il restera à l’écoute du Seigneur, le cœur ouvert à ses frères et sœurs, mais le regard toujours fixé sur son Seigneur, "tenant ferme comme s’il voyait l’invisible" (Héb. 11:27).

Bien évidemment, le berger vérifiera sa propre soumission. Comment pourrait-il demander aux autres la soumission, si lui-même n’est pas soumis? Son lieu de soumission sera le plus souvent sa propre Église. Il y sera, aux yeux de tous, un modèle de soumission authentique.

 

Par-dessus tout, le pardon et l’amour.

Paul parle abondamment des charismes en 1 Cor. 12 et 1 Cor. 14. En plein milieu de ce développement, en 1 Cor. 13, il nous parle de l’amour. Et il nous dit que l’amour est plus important que tout. Bien sûr il ne s’agit pas d’un amour sentimental, mais de l’amour-agapè, c’est-à-dire de l’amour même du Père et du Fils. Cet amour n’est pas un charisme! Il est beaucoup plus que tous les charismes, c’est l’amour même de Dieu déposé dans lei cœur de tous ceux qui lui ont donné leur vie, et qui va produire des fruits en abondance.

Pour construire sa communauté-Église, le Christ a aimé jusqu’à mourir (Tite 2:14; Eph. 2:14-17). Si nous voulons bâtir une communauté solide, il nous faut à notre tour aimer jusqu’à mourir. Pour cela, il nous faut faire une guerre sans merci à tous les cancans et les ragots, il faut refuser de dire du mal de quelqu’un qui n’est pas là, quitte à "nous sonner la cloche" les uns aux autres pour nous aider (nous avons parfois mis une clochette sur la table, en communauté ou en famille… on se mettait d’accord pour que, si l’on commençait à dire du mal de tel ou tel, celui qui s’en apercevait sonnait la cloche… les résultats étaient surprenants!) Il nous faut repousser toute discussion trop humaine et tout jugement. Si quelqu’un a réellement péché (du moins d’après ce que nous pensons), suivons les règles bibliques, et allons le trouver (Mat. 18:15). Si quelqu’un nous a blessés, pardonnons avant d’aller nous coucher, pardonnons, pardonnons encore, d’un réel pardon qui oublie ce qui s’est passé. À l’image du Christ, il nous faut tout supporter, tout croire, tout espérer. Il nous faut chercher coûte que coûte cette unité du cœur et de l’esprit, qui nous établira au cœur de la Trinité, et qui bouleversera le monde.

Des bases fermes, des ministères équilibrés et bien en place, l’amour divin qui coule à flots, voilà de quoi bâtir solidement la maison de notre Dieu!

 

II.2 – LE SAINT-ESPRIT

 

ENSEIGNEMENT 1- LE SAINT-ESPRIT

 

Par le Pasteur Henri K.

 

Texte biblique: 1Samuel 10:9-11, Psaumes 51:13

 

            Aujourd’hui l’Église de JC est en crise et plus particulièrement les enfants de Dieu. Cette crise touche toutes les catégories raciales et socioprofessionnelles, affectant les couples, les relations parents-enfants, les communautés locales, les associations et groupes d’Églises, les responsables, les ministres à tous les niveaux.

            Elle s’explique par le fait que d’un chrétien à une chrétienne, d’un père ou mère de famille à ses enfants, d’un responsable de groupe à un ministre, les concernés ne se laissent plus conduire par le Saint-Esprit, l’Esprit de Dieu.

            Conséquences les responsables de plusieurs communautés évangéliques, pentecôtistes, baptistes,  conduisent le troupeau vers la perdition, les serviteurs de Dieu leur donnent des nourritures choisies non pas par Dieu mais par eux-mêmes. On assiste à la jalousie, à la haine, à la méchanceté à des décisions sans l’assistance du Saint- Esprit et donc contraires à Dieu, finalement à la conduite selon la chair voire à la perte de l’identité chrétienne.

            Or à partir du moment où le responsable quelque soit son degré de responsabilité, ou le chrétien dans la gestion de sa vie avec Dieu et de sa vie dans la société, dans l’Église ne se laisse plus conduire par le Saint-Esprit alors il ne peut être conduit que par la chair et donc inévitablement par satan. Matthieu 16:13-17, 21-24

 

 

            I- LA PERSONNALITE DU SAINT-ESPRIT

 

            Le projet de Dieu en envoyant le Saint-Esprit est de communiquer sa nature et celle de son Esprit à ses enfants afin qu’ils règnent pleinement selon son projet de vie et de bénédiction.

            Depuis la création le Saint-Esprit était à l’œuvre. Il veut œuvrer dans la vie des enfants de Dieu. Mais il faut que ces derniers sachent cela.

Il est important pour eux de connaître le Saint-Esprit, comment il œuvre et qu’est ce qu’il a déjà fait jusque-là.

            Le Saint-Esprit s’oppose à la chair et au sang. Les oeuvres du Saint-Esprit diffère de celles de la chair. Galates 5:16-18

 

            Le Saint-Esprit qui est un esprit pur, parfait, vrai et juste s’oppose et diffère de l’esprit impur qui est un esprit mauvais collaborant avec satan. L’Esprit de Dieu diffère aussi de l’esprit du Diable. De la même manière que le Saint-Esprit donne des dons spirituels l’ennemi copie pour agir de la sorte vis-à-vis des hommes ou des chrétiens sincères. Actes 16:16-18 (exemple de la communauté où on tape la tête au mur pour recevoir les dons spirituels dont le parler en langues, le faux serviteur invité par l’ensemble de plusieurs communautés évangéliques et la sœur malade à la suite d’une campagne d’évangélisation…). Ainsi, un chrétien peut recevoir un don d’un esprit mauvais ou une guérison d’un serviteur du diable (pactisant avec les ténèbres). Mais le SE est capable de détruire l’esprit que l’ennemi envoie dans la vie d’un chrétien.

            Le Saint-Esprit ou L’Esprit de Dieu est supérieur à l’esprit du monde et de la sorcellerie au point de confondre les sorciers et les méchants qui veulent notre mort. Nombres 24:2, 1Samuel 19:20-24(le SE fut sur un sorcier et une personne, une autorité animée par un esprit mauvais). Donc le chrétien n’a pas besoin de grelotter et de trembler, d’avoir peur des sorciers, des méchants.

 

            Laisser le SE œuvrer, agir dans vos vies, dans l’Église, n’empêchez pas les véritables prophètes de parler de la part de Dieu (il voit avant les autres dans l’Église). Les autres chrétiens doivent au contraire chercher la face de Dieu au lieu de critiquer (est-ce que c‘est même Dieu qui lui parle? Or quelque‘un conduit par le SE ne peut pas parler ainsi. Matthieu 12:28, 31 et 37.

            Les prophètes de Dieu doivent être vigilants et demander tous les jours la protection de Dieu. 2Chroniques 15:1-3, 24:20-22  

            Bien aimés le SE parle encore aujourd’hui et il ne divise pas il rassemble. 2Samuel 23:1-3, Esaïe 34:1-17(16)

            Il est celui qui mène les chrétiens au repos Esaïe 63:14.

 

            Il est important que chacun de nous nous laissons conduire par le Saint-Esprit de Dieu. Matthieu 4:1. Il ne faut pas ainsi laisser un homme, une femme diriger notre vie.

            Marchons dans la crainte de Dieu et soyons sincères avec les hommes de Dieu. L’Esprit de Dieu qui nous conduit, nous dirige vers et pour la victoire (tentation de JC).

            Même, si les hommes n’intercèdent plus pour toi, Dieu combat pour toi. Ësaïe 59:15-18

 

            Mais comment le SE nous parle-t-il diront certains? Dieu a donné à chacun de ses enfants la conviction du Saint-Esprit ou celle du cœur lors que nous agissons contrairement à sa volonté.) 2Corinthiens 1:22

 

            Attention aux déviations liés aux dons spirituels ( exemple celui qui ne parle pas en langues n’est pas un enfant de Dieu…1Corinthiens 12: 29-30)

            Les Églises chrétiennes ont encore du travail car on se laissant conduire par le Saint-Esprit on comprendra que l’on choisira même les chrétiens à différents niveaux de responsabilité selon le Saint-Esprit comme celui qui gouverne, dirige par exemple une réunion, un groupe dans l’Église. 1Corinthiens 12: 28

 

Titre: Le Saint-Esprit est appelé Puissance de Dieu, Souffle de Dieu, l’Esprit de vérité, Esprit de Justice, l’une des personnes de la trinité.

            C’est une personne comme le Père et le Fils (Matthieu 3:16-17; 28:19).

            Jean 14:16-17 (le monde ne peut le recevoir, le voir et le connaître mais les enfants de Dieu si donc attention à ceux qui choisissent d‘épouser un non chrétien  en disant qu‘il les convertira; on a un aveugle et un voyant qui conduit l‘autre et vice versa (deux sœurs en Christ dans cette situation, faites demi-tour) .

            Le Saint-Esprit a des facultés comme l’Homme. Il a la pensée, la connaissance du langage, doué de la volonté. Romains 8:26-27( pensée) - 1Corinthiens 2:10-13 (connaissance du langage) - 1Corinthiens 12:11(volonté).

 

            Si un don n’est pas utile pour un enfant de Dieu, pour la gloire de Dieu, le Saint-Esprit ne le lui donnera pas. N’oublions pas que le Père sonde la pensée donc le cœur et les reins. Le Saint-Esprit est trois en un et un en trois.           

            On peut le mentir, l’attrister et l’outrager.

*Actes 5:3 (mentir), v.4 (mentir à Dieu). Quand on ment au Saint-Esprit cela conduit à la mort spirituel.

Actes 5:9 (tenter) conduit au jeu de tentation.

Actes 7:51; 13:7-12(on peut lui résister, s’opposer à lui)

Éphésiens 4:30 (l’attrister)

Hébreux 10:29 (l’outrager, l’insulter)

 

            Le Saint-Esprit est une personne qui est en l’enfant de Dieu.

 

            II- L’ŒUVRE DU SAINT-ESPRIT

           

            L’Œuvre est la fonction, le travail du Saint-Esprit. C’est l’exemple d’une personne travaillant dans une société. On peut se poser la question de savoir la personne qui l’a embauché? Ce qu’il fait dans cette société? Est-il Directeur? Secrétaire? Planton?

 

            A- Dans l’Ancien Testament

 

            L’Œuvre du Saint-Esprit tourne autour de deux fonctions:

 

            * Il était à l’œuvre dans la création

            Psaumes 104:29-30 - Genèse 1:2 - Job 33:4

            C’est par sa puissance que Dieu crée, le Saint-Esprit participe à la création. Il crée aussi, participe au don de la vie, de l’esprit dans les choses.

            * Le Saint-Esprit qualifie certains hommes en vue d’une tâche                                                       spéciale

            Exode 31:1-5 - Juges 6:34

            Il rend l’homme choisi par Dieu apte pour tout œuvre humaine et pour le combat. Il donne l’intelligence, la sagesse, le discernement, à ceux qui ne les ont pas.

            Il taille l’homme, le brise et l’élève. Si l’Éternel Dieu t’envoie dans son champ, pour une mission sans son Saint-Esprit tu ne peux rien faire.

            Quand le Seigneur veux utiliser une personne, il lui donne sa puissance, la puissance de son Saint-Esprit.

 

            B- Dans le Nouveau Testament

           

            Le Saint-Esprit était à l’œuvre même en son temps dans la vie et le ministère de Jésus-Christ. Il a œuvré dans la vie de l’Église et l’a fondé. Il l’a guidé et l’a assisté.

            Matthieu 1:18-20 - Mat. 12:18 - Actes 2:1-4

            Aujourd’hui pour recevoir le Saint-Esprit, il faut croire et naître de nouveau. C’est dire donc qu’il faut changer de vie, se repentir. Il ne s’agit pas des religieux ou ceux qui se limitent à la pratique cultuelle.

 

            * Le Saint-Esprit se manifeste à travers un enseignement

            Jean 14:26, l’œuvre du Saint-Esprit par les textes bibliques reçus au moment du culte personnel et par l’enseignement.

            1Jean 2:27, l’onction enseigne d’abord celui qui enseigne et lui enseigne toutes choses pendant qu’il prêche.

 

            Sans le Saint-Esprit, personne à plus forte le chrétien ne peut pas comprendre la Parole de Dieu, ni les textes bibliques.

 

            * Le Saint-Esprit témoigne

            Jean 15:26 - Actes 1: 8 - Romains 8:16

            Par exemple, nous avons l’attitude de Pierre dans la cour du Sanhédrin et son attitude différente après la réception du Saint-Esprit devant la même Cour des Juifs. Comment le chrétien est venu à Jésus et qu’est ce qu’il a fait dans sa vie.

 

            * Le Saint-Esprit convainc du péché

            1Jean 3:8-9 - Jean 16:8-11

            C’est le Saint-Esprit qui convainc l’enfant de Dieu du péché et dans le péché comme la fornication, l’impudicité, le mensonge, le vol…

            Il nous amène à reconnaître nos péchés et il nous conduit à les confesser. Le Saint-Esprit nous le rappelle à tout moment.

 

            * Le Saint-Esprit joue le rôle de Conducteur

            Jean 16:13

            Le Saint-Esprit nous conduit dans la vérité. Il nous parle dans toute situation  et devant toute situation en nous révélant même les choses cachées. Il est important que l’enfant de Dieu se laisse conduire en toute circonstance par le Saint-Esprit. Par exemple, demander au Saint-Esprit ce qu’il faut faire lors d’un achat, lors d’une vente, dans le choix d’un métier à faire…

 

            * Le Saint-Esprit parle

            Jean 16:13

 

            * Le Saint-Esprit entend

            Jean 16:13

 

            * Le Saint-Esprit décide

            Actes 13:2

 

 

            * Le Saint-Esprit est un avocat qui défend, un soutient, un                                                  défenseur

            Jean 14:26 - Romains 8:26

 

            * Le Saint-Esprit annonce, il prévient

            Jean 16:13

 

 

 

III- L’INTIMITE AVEC LE SAINT-ESPRIT

 

            Jean 14:16-17; 6:45

 

            1- Le S-E qualifie tout enfant de Dieu pour la bénédiction aussi                                   bien que matérielle que financière.

 

            Tant d’enfant de Dieu demande à Dieu de les remplir d’onction pour annoncer l’Évangile, pour prêcher avec autorité et puissance. Plusieurs débordent d’onction et de puissance au point de faire trembler les sorciers et les démons. Mais ils oublient que la puissance du Saint-Esprit de la même manière qu’elle saisit une personne pour œuvrer avec puissance pour la gloire de Dieu, agit pour le bénir en le comblant de richesse en abondance.

            Chaque nom que nous portons par la rédemption et le sceau du S-E, sceau de notre appartenance à Dieu, est porteuse de bénédiction en abondance mais les enfants de Dieu ne le savent pas. Dans l’A.T les noms portés par chaque personne a un sens profond de vie et de malédiction. Ainsi Dieu notre Père nous a comblé d’un nom supérieur à tout autre nom humain et porteur de richesse en abondance. Oui nous faisons partie de la famille de Dieu ( pas de la famille de Mitterrand, de Bush, de Rainier de Monaco, de Bill Gâtes mais plus que ces familles ).

            Refuses donc a situation de misère sanitaire, spirituelle, financière et matérielle.

 

            2- le S-E a tout dit, décrit et analysé dans la Parole

 

            Biens aimés la Bible nous dit qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil, ce qui a été, c’est ce qui sera. Au fond la Bible répond à toute nos questions et situations. Mais il est très important de croire à tout ce que le S-E nous a donné par les croyants, les prophètes, les sacrificateurs et les chrétiens et nous révèle au quotidien au travers de la Parole de Dieu. 2Timothée 3:16

            La Parole de Dieu est la meilleure et la première source d’inspiration du chrétien et en dehors d’elle pas d’autre essentielle source d’inspiration. Jésus dit que la parole inspirée de Dieu est esprit et vie.

            Le mal est que les enfants de Dieu ne croient pas en elle et oublient qu’elle est inspirée du S-E. Deutéronome 28:1-13, Esaïe 53:1, 4-5, Romains 10:11,  Jean 10:35

            Tout problème a sa solution dans la Parole de Dieu, pour prendre une décision importante sur le choix du conjoint, de la conjointe, pour se fiancer, pour se marier, pour s’enrichir, pour être guéri moralement physiquement, spirituellement, financièrement. Chers frères et sœurs en Christ le S-E est l’Esprit de vie pas de mort pourquoi donc ne pas faire confiance aux paroles qu’il a dites dans les Écritures.

Ecclésiaste 1:9-11, Matthieu 4:4, Daniel 10:21, Luc 18:31

            Les gens veulent que ce soit Dieu qui écrit au lieu des hommes inspirés de Dieu. Exode 31:18, Romains 15:4, 1Corinthiens 9:10; 10:1-11, Apocalypse 1:3. Tout écrit  l’a été pour notre bien et nous invite à ne pas nous aventurer dans le désert, ni à nous placer sous la malédiction, une malédiction pour toujours. Nombres 14:34, 2Samuel 13

 

            3- Le S-E témoigne aujourd’hui de Nous et de ce que nous                                                       faisons

           

            Tout chrétien et tout serviteur de Dieu doit croire en tout ce qu’il reçoit de la part du S-E qui est un Esprit de vérité. Tout ce qu’il nous dit, tout ce qu’il te dit est vrai quelque soit le lieu où tu es ou tu résides. Jean 16:13.

            Le S-E nous aide à annoncer la Parole de Dieu dans le monde entier. Il nous enseigne dans toute la vérité.  Le S-E se charge de faire notre « Publicité » c’est-à-dire d’étendre notre renommé, de parler de nous aux simples, aux puissants et même de dire aux méchants ne touchez pas à mes oints.

            Sachons que notre travail dans le Seigneur ne sera pas vain. Matthieu 26:13, 1Corinthiens 15:58

 

            4- Le S-E nous invite à faire confiance au Ministre de Dieu et à                                               se présenter à lui

 

            Biens aimés le sacrificateur doit être au début et à la fin de nos projets. Il a été chargé par Dieu de bénir le peuple de Dieu et Dieu d’approuver ladite bénédiction. Se présenter au sacrificateur qui œuvre pour la gloire de Dieu tel que nous sommes avec nos fardeaux et problèmes transparents et non encombrants. L’informer des bénédictions de Dieu et partager cela avec lui. Nombres 6:22-27, 2Chroniques 30:27, Lévitique 9:23-24, 1Chroniques 23:13, Deutéronome 20:1-5; 26:1-4 et 10-13, Josué 3:13-17, 2Rois 12:2, 2chroniques 6:41

 

 

                                              

                                                           CONCLUSION

 

            Auteur des dons, le Saint-Esprit veut que les enfants de Dieu marche selon lui dans tous les domaines de leurs vies.

            La volonté de Dieu ait que tous ses enfants collabore avec le Saint-Esprit et plus qu’ils vivent avec lui.

 

 

ENSEIGNEMENT 2- Demandez le Saint-Esprit

par René Jacob

 

Prier, beaucoup de gens l’ont fait à travers les siècles. C’est bien. C’est même essentiel. Mais le Seigneur veut plus pour nous. Il veut nous donner son Esprit Saint; il veut que nous recevions le Saint-Esprit. Pour faire de nous des torches brûlantes de son feu. Pour embraser le monde entier de son amour: "c’est un feu que je suis venu allumer sur la terre, comme je voudrais qu’il soit déjà allumé!" (Luc 12, 49).

 

Une Pentecôte pour aujourd’hui?

On connaît les événements étranges qui se sont passés le jour de la Pentecôte, au début de l’Église: grand bruit, langues de feu, discours en d’autres langues, ivresse. On constate avec étonnement le changement des apôtres. On se souvient que Jésus avait annoncé tout cela (Jean 7:37; 15:26; Luc 24:49; Actes 1:8). Mais en quoi tout cela peut-il concerner notre vie, à nous, chrétiens du XXesiècle? Oui, quelque chose d’éclatant était indispensable au début, mais après?… Quelques chrétiens marqués d’une vocation particulière de sainteté sont honorés peut-être de la présence du Saint-Esprit, mais vous? mais moi? Il n’y faut pas songer!"

 

La grande peur du Saint-Esprit

Soyons sincères. Tout au fond de nous-mêmes, avons-nous vraiment le désir de recevoir le Saint-Esprit? Nos doutes, nos incertitudes, notre incrédulité même devant tel récit ou telle promesse du Nouveau Testament, ne servent-ils pas à justifier devant notre propre cœur notre peur du Saint-Esprit?

Reconnaissons-le simplement, franchement: la pensée que le Saint-Esprit pourrait venir en nous et pénétrer notre vie jusque dans ses recoins les plus obscurs, éveille chez un grand nombre d’entre nous, non pas de la joie, mais une crainte que nous n’osons pas toujours formuler.

S’il venait, après tout? Si en réponse à notre prière, le Saint-Esprit venait s’emparer de tel ou tel d’entre nous, assurément ce ne serait pas pour nous laisser tranquilles! Le Saint-Esprit n’a jamais laissé tranquille aucun de ceux qu’il a touchés. Nous le savons très bien par tout ce que raconte le Nouveau Testament, sans parler de ce que nous en apprenons par l’Ancien. Mais alors, qu’est-ce qu’il exigerait de nous? Vers quelle aventure nous entraînerait-il? Ne nous appellerait de-il pas à renoncer à tant d’attachements que nous estimons encore pouvoir concilier avec notre foi? Et puis, sur quel chemin nous ferait-il marcher? Ne nous conduirait-il pas à nous singulariser devant les autres: nos proches, nos camarades, nos amis? Ne nous mettrait-il pas en opposition avec notre milieu professionnel, social, mondain, peut-être même religieux? Nous voulons bien porter notre témoignage de chrétiens là où nous agissons, surtout lorsque le conformisme y trouve son compte. Mais pas d’étrangetés qui nous feraient remarquer et nous rendraient ridicules!

Fête de la Pentecôte! Autrefois des langues de feu, des vies bousculées, des aventures de la foi, des risques à courir, des croix à porter, une mort à vivre pour vivre ensuite une vie nouvelle: la vie du Christ… Mais tout cela n’est pas pour le XXesiècle, cela n’est pas pour nous!

À quoi aboutit cette conviction que le Saint-Esprit n’est pas pour nous? À l’extrême médiocrité de tant de vies dites chrétiennes, à leur pauvreté spirituelle, à leur stérilité… Nous sommes ces chrétiens-là parce que, tout au fond de nous-mêmes, nous refusons le Saint-Esprit!

 

Oser croire à la promesse du Père

"Quel contraste avec ces quelques femmes, ces quelques hommes d’Antioche de Pisidie dont le livre des Actes nous raconte qu’ils étaient remplis de joie et du Saint-Esprit (Actes 13:52)!" Ils avaient cru, eux, aux promesses de Dieu.

Et nous, croyons-nous encore aux promesses de Dieu? Nulle part dans l’Écriture il n’est dit qu’elles étaient réservées à l’Église primitive. Elles sont pour l’Église de toujours, elles sont pour tous les croyants: "Vous allez recevoir une force" (Actes 1:8); "Il parlait de l’Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient" (Jean 7:39); "Voici les signes qui accompagneront ceux qui auront cru" (Marc 16:17).

Si tous les chrétiens se remettaient à croire aux promesses de Dieu pour aujourd’hui! Si tous les chrétiens osaient croire que Dieu est le même hier, aujourd’hui et toujours! Osaient croire que "rien n’est impossible à Dieu" (Luc 1, 37). Osaient croire que "tout est possible à celui qui croit"(Marc 9:23). Osaient croire que Dieu peut "renouveler de nos jours ses merveilles pour une nouvelle Pentecôte"! Osaient croire au Saint-Esprit! Osaient croire à la promesse du Père!

 

Des signes qui ne trompent pas

Car c’est bien le Saint-Esprit qui est répandu, à l’heure actuelle, aux quatre coins de la terre. Les manifestations extérieures peuvent paraître étranges, comme elles l’ont été à la première Pentecôte, mais il y a des signes qui ne trompent pas.

L’homme est appelé à la conversion. Incroyants de naissance, pécheurs éloignés de Dieu, pratiquants traditionnels de nos églises, tous redécouvrent la nécessité d’une authentique "conversion", c’est-à-dire d’une prise de position personnelle vis-à-vis de Jésus-Christ, et d’un changement de vie. Ils viennent au pied de la croix, et reconnaissent Jésus, Fils de Dieu, comme leur Seigneur et leur Sauveur personnel, recevant par lui le pardon de leurs péchés. Le plus souvent, cette conversion précède la venue de l’Esprit. Mais Dieu bouscule parfois nos idées trop étroites, comme au temps de Corneille (Actes 10:44; 11:15), et son Esprit de Pentecôte descend aussi sur des hommes et des femmes, des garçons et des filles, dont la conversion n’est pas évidente. C’est alors la force de l’Esprit Saint qui les conduit rapidement vers une véritable conversion, une nouvelle naissance.

Le Seigneur Ressuscité se manifeste avec puissance. Don des langues, prophétie, guérisons, repos dans l’Esprit, visions, connaissance, etc; ne sont que la manifestation de la présence bien réelle du Ressuscité et de la venue de l’Esprit Saint. Et parce qu’il est le Seigneur de Gloire, il intervient toujours pour le bien de ses enfants, mais par des moyens qui nous étonnent souvent: "Tu as fait des prodiges que nous n’attendions pas!" (Es. 64:2). Dès lors, au lieu de vouloir limiter Dieu à la mesure de notre intelligence, laissons Pierre nous dire: "Le Christ est Ressuscité, il est Vivant, il répand l’Esprit Saint, c’est là ce que vous voyez et entendez" (Actes 2:32-33).

La personne se reconstruit. Chez tous ceux qui sont ainsi renouvelés par l’Esprit, on constate de très nombreuses guérisons intérieures. Des personnalités se reconstruisent, la prière devient plus facile, la Parole de Dieu se met à nous parler plus directement, des vies pleines de tristesse s’épanouissent dans la joie (Gal. 5:22), une paix étonnante envahit toute la personne (Gal. 5:22).

La communauté chrétienne se reconstitue. Tous connaissent un désir de retrouver des frères et des sœurs pour prier. Des pardons jusque-là impossibles sont donnés, des réconciliations longtemps attendues sont enfin réalisées, des foyers déchirés se rebâtissent, un amour surprenant coule entre les gens les plus divers: jeunes et vieux, riches et pauvres, et même entre ennemis de naguère (Gal. 5:22), l’union des cœurs conduit à un partage matériel de plus en plus large (Actes. 2:44, 4:32).

L’Évangile est proclamé partout. L’envie d’annoncer Jésus-Christ envahit peu à peu toutes les fibres de notre être. Une force inexplicable nous pousse: on ne peut plus se taire (Actes. 4:20). Que ce soit au travail, dans la foule, dans les relations, ou tous ensemble en communauté, un amour nous brûle que nous voulons partager (Actes. 1:8).

On reconnaît un arbre à ses fruits, dit Jésus (Mat. 7:17), et les fruits sont là, sous nos yeux. "Comment ne pas y voir une chance pour l’Église et pour le monde?"

 

Pentecôte universelle

Car le Réveil charismatique actuel n’est pas une nouvelle forme de prière; ce n’est pas non plus une nouvelle structure. C’est un "souffle", le souffle du Saint-Esprit qui descend sur les chrétiens d’aujourd’hui comme sur les apôtres des premiers siècles. C’est Dieu qui vient réveiller ses vieilles églises endormies. C’est le mystère insondable de l’amour divin qui est toujours resté fidèle à ses promesses: "Je répandrai de mon Esprit sur toute chair" (1 Jean 3:1; Actes 2:17).

Nouvelle Pentecôte? Oui, mais Pentecôte universelle. Du pôle Nord à l’équateur et au pôle Sud, de l’extrême Orient à l’extrême Occident, l’Esprit vient, l’Esprit descend, l’Esprit est répandu.

Pentecôte sur l’Église entière: des Pentecôtistes aux catholiques! Pentecôte d’amour pour rassembler peu à peu des frères trop longtemps séparés, jusqu’au jour tant désiré de l’unité totale en Jésus-Christ, seul et unique Sauveur.

Pentecôte au-delà des frontières: Pentecôte sur des Juifs et sur des Musulmans, qui se mettent à proclamer que Jésus est le Fils de Dieu et qu’il est leur Sauveur.

Pentecôte sur toutes nos cellules de prière, pour peu que nous acceptions le plan de Dieu. Pentecôte dans les quartiers, dans les maisons, dans les usines et dans les bureaux. Pentecôte universelle!

Pentecôte qui, lorsqu’elle nous atteint, fait déborder nos cœurs de reconnaissance et de joie, dans l’espérance du retour si proche de Jésus-Christ.

Demandons le Saint-Esprit

"Comment connaître cette joie? Ne la cherchez pas en elle-même. Ne demandez pas à Dieu: donne-moi la joie. La joie est le fruit du Saint-Esprit. C’est le Saint-Esprit que nous devons demander, que nous avons le droit, le devoir, de demander. Et si pauvres que nous soyons spirituellement, si faibles, si pécheurs, c’est précisément à cause de cela que nous devons demander avec persévérance le don du Saint-Esprit: "Si vous qui êtes mauvais, a dit Jésus, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père céleste donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent." (Luc 11:13).

Le Père donnera, si on demande. Alors frères et sœurs, n’attendons plus et demandons. Demandons tous l’Esprit Saint de Dieu! Demandons-le dans notre prière personnelle. Demandons-le au milieu des frères. Quand nous sommes réunis en petit groupe de prière, n’hésitons pas à nous mettre à genoux au milieu des frères et sœurs, demandons-leur de nous imposer les mains comme le faisaient nos frères chrétiens des premiers siècles, et disons-leur quelque chose comme ceci: "Frères et sœurs, je me reconnais pécheur au milieu de vous et devant Dieu; je viens comme je suis; ma vie tout entière, je l’abandonne avec confiance entre les mains de Dieu; priez avec moi pour que le Seigneur me baptise de son Esprit." Et prions tous ensemble avec foi (Actes 19:6).

"N’ayons donc pas peur du Saint-Esprit!" Ouvrons toutes grandes les portes de nos cœurs. "Prenons le risque de notre foi, de notre confiance en Jésus-Christ, et ne nous lassons pas de prier: donne-moi, Seigneur, ton Saint-Esprit, et mène-moi où tu voudras."

Viens, Esprit de Sainteté;

Viens, Esprit de lumière;

Viens, Esprit de feu;

Viens nous embraser

 

 

Que toute bénédiction parfaite vous soit donnée dans le nom de Jésus notre Seigneur. C'est avec joie que j'ai découvert votre site et je tiens à remercier le Seigneur de m'avoir conduit vers votre site. Je tire un grand enseignement dans les écrits que je lis. Bon courage et soyez fortifiés dans le nom de Jésus. Je suis au Burkina Faso (situé en Afrique Occidentale) à Ouagadougou. Grandement Merci.

 

Kodourè Arsène KAMBOU

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